Jean-Luc Guionnet
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Return of the new thing

¬ Discographie ¬ "jazz"

- Leo Record - LR 280 - Angleterre - 2000 jazz improvisé Dan Warburton (p&vl), François Fuchs (cb), Edward Perraud (bat) & Jean-Luc Guionnet (sa)


" …une célébration toute en finesse d’une vision décalée du jazz contemporain, servie par une composition et une interprétation hors pair de musiciens tout autant techniciens confirmés que producteurs d’affects musicaux profondément touchants. "

- Jerôme Schmidt, www.chronicart
" D’ores et déjà, " Return Of The New Thing " s’annonce comme un des grands disques de free de l’année. "

- Philippe Robert, Octopus

" Les quatre musiciens nous offrent un moment d’une intensité qui va peut-être renouveler un genre complet en le propulsant dans des sphères nouvelles… La cohésion est à un niveau rarement atteint pour un premier disque.. Une formation qui sait s’ancrer dans ce que le jazz a de plus noble : une musique populaire que la radicalité ne masque à aucun instant, au contraire. Ce disque a la qualité des grands, l’ouverture. "
- Patrick Gentet, Improjazz

" Une myriade de densités et de combinaisons des musiciens, où l’intensité atteint la vitesse supérieure, poussant le groove à l’extrême. Waow ! Encore un trésor du label Leo. "

- Bruce Lee Gallanter, DMG, New York City

" …nous dirons plutôt que ces quatre-là ont eu la folle sagesse de parier sur ce qui, en eux, les rattache au courant vivant d’où qu’il vienne qui les porte à la musique, avant que celle-ci, divisée, ne se puisse déterminer. Qu’ils ont su, en quelque sorte, se tirer hors l’histoire, comme les pionniers du passage du Nord-Ouest avaient su partir hors du monde… "

- Philippe Alen, Improjazz

" ...Dan Warburton’s outfit were this event’s genuine new find. Recalling The Joe Manieri Trio’s revelatory performance at the first Leo Records festival back in 1996, Warburton, on piano and violin, with his group of young, top notch French players, stretched the barest of tunes until they snapped, burst and split at the seams and left the crowd hungry for more..."

- Phil England, The Wire

What the papers say..

Chronic’art (www.chronicart.com) (décembre 1999)

Le label anglais Leo Records possède déjà de nombreuses références, mais reste assez méconnu du grand public malgré des productions d’un très grand intérêt tant au niveau des rééditions (Sun Ra, Cecil Taylor, Chadbourne, etc.) que de la production de nouvelles formations innovantes et sortant des sentiers rebattus d’un jazz trop souvent ennuyeux. Cette formation française en est un exemple plus que marquant, et prouve, s’il en était encore besoin, qu’Uncle Léo (surnom de Léo Feigin, fondateur du label) attire, en dépit de la relative confidentialité des ventes, les meilleurs talents actuels du jazz contemporain. Autour de Dan Warburton (pianiste mengelbergien, compositeur et arrangeur du groupe pop français Tanger), on retrouve des prodiges, encore inconnus, des musiques improvisées, qui nous servent ici une certaine nouvelle idée du free-jazz. Parmi ceux-ci, on remarquera particulièrement Edward Perraud (membre de OOO, Shub Niggurath et Schams), batteur époustouflant malgré son jeune âge qui, par son jeu ouvert et inventif, donne une pulsation étrange à chaque note, insuffle une volonté de vie à une musique beaucoup moins ardue qu’il n’y paraît. Un quartet de prime abord classique (piano, batterie, saxo, basse), aux relents d’Ornette Coleman (le violon !), pour une célébration toute en finesse d’une vision décalée du jazz contemporain, servie par une composition et une interprétation hors pair de musiciens tout autant techniciens confirmés que producteurs d’affects musicaux profondément touchants. Leurs compositions originales s’inscrivent dans la continuité de l’esprit du free-jazz, tout en rompant avec lui par leur manière d’envisager les souffles et les espaces sonores. Jamais minimale pourtant, leur musique ne s’épanche pas et livre l’essentiel, rien que l’essentiel. A l’image du nouveau-né babillant dans un tas de vieux 33 tours de free-jazz, l’auditeur acquiert une écoute ludique et surprenante, découvrant une musique indubitablement fraîche et protéiforme. Comme pour enterrer la hache de guerre entre la musique improvisée, le jazz improvisé et le free-jazz version old school, ce "retour de la nouvelle chose" fait le pli et le dépli entre des genres annexes éclatés, qui s’agrègent un instant dans ce jazz définitivement personnel et non grégaire, se démarquant des standards sclérosants d’une scène française peu productive, il faut bien l’avouer.

- Jérôme SCHMIDT

DOWNTOWN MUSIC GALLERY/ DMG review (NEW YORK CITY)
(janvier 2000)

I am often overwhelmed by the endless flow of interesting characters who contact me here at DMG,through the miracle of e-mail. I been trying to catch up with the hundred plus e. messages from musicians, distributors, demanding music fanatics, journalists and other eccentrics worldwide over the past few months. It makes it all worthwhile when I discover some unrecognized pool of talent in some distant port. Dan Warburtan is a British born, NY schooled and now living in Paris musician/writer and recent e-mail buddy. The "New Thing" of the title refers to free-jazz of the sixties and the cd cover has a child sitting among free-jazz classic lps by Sam Rivers, Paul Bley, Marion Brown, Han Bennink & Misha Mengelberg. This Paris-based quartet includes piano/violin, alto sax, bass & percussion and each member has diverse backgrounds in avant jazz and modern classical musics. The stimulating music on this cd blends both of those modern strands in a mostly free situation. The magic of close listening and quick response and both inspired, centered freedom - holds this together as one stream of events. The four pieces are all long and evolve through a myriad of densities and combinations of players, constantly exploring different terrain, from stark sections to explosive (Cecil Taylor-ish) areas. I am much impressed by the often powerful intensity that Dan’s piano and Jean-Luc’s alto sax unleash during some of the more exciting moments here, the rhythm team also does a fine job of following and pushing the spirits to new heights. The aptly titled "Y2K" is where the intensity erupts into hyper-drive, eventually hard-charging the beat to the extreme. Whoa ! More buried treasure from the audio-explorers over at the Leo label.
- Bruce Lee GALLANTER

Improjazz N°62 (février 2000)

Dans ces colonnes, nous avons déjà eu l’occasion de vous faire connaître le duo de Jean-Luc Guionnet et Edward Perraud dont un disque vient de de sortir simultanément à celui-ci. Mais ici, c’est en quartet classique ( piano, sax, basse, batterie) que l’on retrouve ces deux jeunes musiciens, sur lesquels se portent beaucoup d’espoir. Et s’il a fallu attendre la fin de l’année pour écouter un tel disque, c’est pour mieux profiter de la force qui s’en dégage. Soudés à faire peur, les quatre musiciens nous offrent un moment d’une intensité qui va peut-être renouveler un genre complet en le propulsant dans des sphères nouvelles. Si le clin d’œil au free jazz de la fin des années soixante est affiché ( voir la photo de couverture où se côtoient Misha Mengelberg, Han Bennink, Sam Rivers, Marion Brown, Paul Bley, Cecil Taylor ou Jack Bruce), le quartet a su assimiler l’approche radicale de John Zorn pour la recentrer sur un discours brûlant de sensibilité, faisant exploser les ballades. Le deuxième morceau est à ce titre un des hommages les plus vibrant à la musique coltranienne, avec une intensité toute nouvelle parce que relevant d’une approche minimale ( le thème est à lui seul une histoire). Il faut d’ailleurs signaler que la volonté de faire une musique qui reprend certaines idées du free libertaire s’accompagne d’une modernité toujours revendiquée. La cohésion est à un niveau rarement atteint pour un premier disque, et je pèse mes mots. Preuve en est qu’en dehors du thème central du second morceau, le reste du répertoire est entièrement improvisé, et seule une écoute réciproque des musiciens permet d’atteindre un tel résultat sans que jamais la musique n’offre un temps mort, même dans les passages les plus apaisés qui masquent une fièvre, donnant à la prestation cette sensation de douleur extatique. Dégager un musicien de l’ensemble est une tentative inutile. On est constamment subjugué par ces réponses qui fusent de l’un à l’autre, alternant les timbres cristallins et ses harmoniques brillantes avec des sons plus terriens. On remarquera que la répartition des rôles entre les quatre instrumentistes varie sans cesse, rendant impossible une quelconque routine et surtout entretenant un suspens haletant. D’ailleurs, une des caractéristiques des quatre morceaux du cd est de maintenir l’auditeur en apnée, l’empêchant de respirer. Au mysticisme extrême d’un Coltrane, à la ferveur politique d’un Max Roach, à l’engagement d’un Archie Shepp ( auquel une dédicace est adressée), à l’épreuve physique d’un Cecil Taylor, le quartet répond ici par une foi qui ne vit que par la musique. C’est peut-être par cet aspect que la formation touche au sublime : c’est la musique qui est le moteur et non le média, sans qu’une philosophie exclusivement scientiste rende le propos dénaturé d’une sensibilité. Souvent, un premier disque a une valeur d’ébauche. " Return Of The NewThing " a lui cette touche qui le rend intemporel. On tient sans aucun doute une formation qui va faire couler de l’encre tant son engagement est palpable, dépassant un simple genre de musique, redonnant une profondeur qui n’exclue personne, car elle sait s’ancrer dans ce que le jazz a de plus noble : une musique populaire que la radicalité ne masque à aucun instant, au contraire. Ce disque a la qualité des grands, l’ouverture.

- Patrick GENTET

Jazz Magazine N°501 (février 2000)

Le titre ici fait déjà pressentir une relation troublante entretenue par les musiciens avec cette fameuse nouvelle chose qui, plus de trente ans après avoir marqué le territoire du jazz de sa radicalité, continue donc d’interroger ceux pourtant rompus par ailleurs aux pratiques les plus avancées (on pourrait à cette occasion mentionner le bruitiste japonais Merzbow qui vient d’intituler sa dernière œuvre : Free jazz). Que peut signifier cette fascination exercée par le free jazz sur des musiciens blancs européens ayant auparavant exploré d’autres genres musicaux, en particulier la musique contemporaine pour le pianiste et violoniste Dan Warburton et les musiques improvisées et électroacoustiques pour le saxophoniste Jean-Luc Guionnet ? Cette plaisante intrusion dans un territoire balisé et souvent décrété hors de portée, ne renvoie-t-elle pas aussi aux limites de l’appropriation de codes esthétiques coupés, par la force des choses, de leurs racines politico-historiques ? Chez les quatre musiciens qui aiment s’enfiévrer, le sens de la démarche est intrigant mais honnête. On sourit, avec sincérité, à une surprenante évocation du lyrisme coltranien par Guionnet, qui confirme dans chacune des pièces être un saxophoniste des plus percutants. Cet enregistrement est paru sur le label anglais Léo qui, depuis longtemps, suit de près les courants les plus novateurs et réserve à intervalles réguliers une place de choix à des musiciens français : aux tout débuts à Joëlle Léandre, Misha Lobko, Didier Petit et, plus récemment à Noël Akchoté, Ramon Lopez, Bertrand Denzler et Chamaileos Vulgaris. Certains y verront une compensation à la faiblesse (historique) des producteurs français indépendants à couvrir ces champs musicaux.

- Jacques OGER

The Wire (U.K.) N° 191 (février 2000)

Tribute is paid to Archie Shepp,on one of the four pieces here, but this fresh sounding Paris based quartet is not in the business of recycling old matter. Percussionist Perraud studied at IRCAM, pianist (and sometimes Wire contributor) Dan Warburton’s conservatory training incorporated work with Steve Reich. Altoist Guionnet and bassist Fuchs have imbibed free jazz fire, but the shapes and textures of the group’s performance reflect the broader picture.

- Julian COWLEY

Improjazz N°63 (mars 2000)

Ce que d’autres tentent de dissocier à toutes forces, ceux-ci en assument joyeusement la compossibilité. Leurs itinéraires personnels, qui sont ceux de musiciens d’aujourd’hui, préparaient sans doute le terrain : Perraud a fait ses classes à l’IRCAM et au Conservatoire de Paris, Guionnet fut d’abord un plasticien sensible à Stockhausen et Xenakis, Fuchs a goûté aux musiques traditionnelles comme au free jazz et Warburton est avant tout, paraît-il, un compositeur (études avec Steve Reich, Prix Lili Boulanger 92) qui s’intéresse à Zorn, Goebbels (Rainer) et Mengelberg (Misha). Cette façon partagée par tous de suivre un chemin en regardant le paysage plutôt que ses pieds a rendu possible cette association que nous souhaitons durable tant elle convainc d’amples possibilités de développements en tous sens. En effet, si beaucoup tentent maintenant l’aventure de l’improvisation libre, moins nombreux sont ceux qui s’essaient à l’aller-retour entre les espaces ouverts qu’elle autorise et des langages "historiques", tel ceux des "free-jazz" colemano - coltraniens (désignons par ce pluriel deux voies tout de même divergentes). Bien que risquée, cette idée se montre payante puisqu’elle conjugue deux types d’énergie : l’une centrifuge, volatilise le matériau sonore et concentre l’attention sur les timbres et la forme ; l’autre, centripète, ramasse les forces sur elles-mêmes à fin de bonds et de rebonds : swing, groove, etc. Le passage de l’une à l’autre, ou, plus exactement, de l’une dans l’autre requiert une virtuosité toute auriculaire, mais aussi une lucidité quant à sa position dans l’histoire en quoi la modernité fait nœud. Contre la tentation de dialectiser ce "retour" - qui plus est "au nouveau" - qui en chatouillera plus d’un afin de tirer des conclusions qui ne manqueraient pas d’être dogmatiques, nous dirons plutôt que ces quatre-là ont eu la folle sagesse de parier sur ce qui, en eux, les rattache au courant vivant d’où qu’il vienne qui les porte à la musique, avant que celle-ci, divisée, ne se puisse déterminer. Qu’ils ont su, en quelque sorte, se tirer hors l’histoire, comme les pionniers du passage du Nord-Ouest avaient su partir hors du monde, non, bien sûr, pour les uns comme pour les autres, sans embarquer des vivres qui compléteraient utilement la foi, nécessaire mais non suffisante. Ainsi retrouvera-t-on, Hic et nunc, les braises retournées des années soixante (Coltrane, Shepp...), pour faire bouillir le futur alors proche de l’Y2K. Un bon viatique pour ce nouveau millénaire.

- Philippe ALEN

Avant (U.K.) N° 15 (printemps 2000) (www.avantmag.com)

As their name implies, the free-jazz tradition is the source of inspiration for ’Return of the New Thing’. A European band, they come at the music from a different starting point, all four being classically trained musicians. When a " serious " singer tries to tackle jazz it is almost bound to end in embarrassment. This quartet seems to understand and love music so deeply, however, that they can avoid this pitfall with alacrity. Nobody hearing this disc blindfolded would be able to detect any formal training, yet clues to the backgrounds of the players are to be found. A type of revisionism is taking place here, and it may even be the start of a " New Thing " in itself. The music’s original socio-political context is hardly pertinent for four white Europeans playing thirty- five years after the October Revolution. Collective experiences in new music, rock and jazz serve as an invisible guiding hand wich gives shape and form to their improvisations. A long improvised passage at the beginning of the first piece on the disc (’Somehow, anyhow ’) seamlessly gives way to a tight driving ensemble closure, a composerly trait I would suggest. The lengthy ’Hic et nuc, in lumine ’ is the only piece credited as a composition, though the closing ’Truth and Reconciliation (for Archie Shepp)’ is underpinned by a funky township groove wich can hardly have been spontaneously plucked from thin air. ’Return of the New Thing’ are rightly billed as leaderless, and their achievement is to refine the music without in anyway taming it. The music is so much a group affair that it would be wrong to single out individuals,though saxophonist Jean-Luc Guionnet, whose tone, phrasing and squealing attack in the upper register remind me of John Zorn, deserves special mention. There are a lot of reasons to recommend this recording, and anybody who enjoys free-jazz should seek it out.

- Fred GRAND

Neue Zeitschrift für Muzik (Allemagne) mai / juin 2000

Im Jahr 1959 proklamierte ein junger Saxofonist aus Fort Worth, Texas, das new Thing des Jazz. Something Else ! ! ! ! (tatsächlich mit vier Ausrufzeichen), The Shape of Jazz to Come, The change of the Century und schliesslich Free Jazz hiessen die Platte, mit denen Ornette Coleman ein neues Zeitalter des Jazz einläutete. Heute, vierzig Jahre nach den aufreibenden debatten zwischen Jazz- Puristen und Free Jazz-Putschisten über das " Neue Ding " und die Zukunft des Jazz, gehört eine grosse Selbstbewusstsein dazu, eine Platte Return of the New Thing zu nennen. Allzu hoch sind die Massstäbe, an denen man sich dadurch messen muss. Vier in Paris lebende Jazzmusiker um den englushen Pianisten und Violinisten Dan Warburton haben es sich dennoch getraut. Vielleicht, so mögen sie sich gesagt haben, ist es heute angebacht, sich noch einmal von all den stilistichen Konventionen und idiomatischen Spielregeln zu befreien, von denen natürlich auch der freie Jazz binnen kurzem eingeholt worden ist. Und tatsächlich : der Free Jazz à la France, wie es hier erklingt, wirkt frisch, unbeschwert und frei. Somehow, Anyhow besticht durch die Strigenz, mit der die vier Musiker energetische Spannung erzeugen - mit Edward Perraud am Schlagzeug als treibender Kraft. In Hic et Nunc, in limine entwikelt sich aus meditativen Klanflächen eine freie Ballade, bei der ungeschliffenen Altosaxofonien Jean-Luc Guionnets zielstrebig auf den expressiven Höhepunkt zusteuern. Reminiszenzen an Up tempo-Jazz und sogar Rock-Grooves bestimmen Y2K, ohne einen Moment lang aufgesetzt oder herbeizitiert zu wirken.
In Truth and Reconciliation (to Archi Shepp) verbeugen sich die Französischen Improvisatoren schliesslich nicht nur for Shepp, dem " angry young man " unter den Free Jazz-saxofonisten, sondern mit einem Choral zugleich vor dem südafrikanischen Pianisten Abdullah Ibrahim. All das ist mehr als nur ein weiteres jener Retro-Projekte, die die heutige Musiklanschaft bevölkern. Natürlich kein " neues Ding ", aber eine frische Brise, die von der Seine zu uns herüberweht.

- Martin PFLEIDERER

M (Musical assessment) 5/5 ; T (Technical assessment 4/5 ; R (Value of the repertoire) 3/5 ; B (Booklet) 4/5 ; G (General total) 4/5

www.allaboutjazz.com (été 2000)

Has it really been away ? The New Thing, that is. There are quite a few practitioners of the now almost forty-year-old New Thing who have by now illustrious careers behind them : Mr. Braxton, Mr. McPhee, Mr. Parker, and many many more. But those men - and many others - have moved far beyond where they were in the Sixties, and so maybe it’s a different facet of the New Thing that’s returning. The cover of this disc, after all, pictures a baby sitting among some of the great albums of the earlydays of the New Thing : works by Paul Bley, Frank Lowe, Keshavan Maslak, Sam Rivers, and others. And there is something of a Sixties freak-out atmosphere to someof this, especially at high-energy points of "Somehow, anyhow" and elsewhere. But in fact, pianist Dan Warburton and co. show that they very well know that the New Thing has been going on since the albums on the cover were recorded. Altosaxophonist Jean-Luc Guionnet, in particular, plays atmospheric saxophone with some debt to the devices developed by Evan Parker and others in the Seventies, Eighties, and Nineties. This is dramatic music, with all four of the players highly and quickly reactive. Tempos shift, one player speaks, and the others are right there to comment. It ranges from the barely audible (as on the long beginning of "Hic et nunc, in limine") to the furious, and has as much depth of emotion as it does of dynamic. So wherever the New Thing has been or not been, it’s in fine form here. The final track, "Truth and Reconciliation (to Archie Shepp)," even sets up something of a steady rhythm, over which Guionnet pops pads and plays percussively along with Warburton. The gradual building here is a dramatic indication of the imagination, energy, and flair of this fine quartet.

- Robert SPENCER

The Wire (U.K.) N° 198 (août 2000)

The Wire’s Paris based contributor Dan Warburton’s outfit Return Of The New Thing were this event’s genuine new find. Recalling The Joe Manieri Trio’s revelatory performance at the first Leo Records festival back in 1996, Warburton, on piano and violin, with his group of young, top notch French players, stretched the barest of tunes until they snapped, burst and split at the seams and left the crowd hungry for more.

- Phil ENGLAND

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Return of the new thing